
Un arrêt de la Cour de cassation, daté du 5 mars 2026, rappelle qu’en matière de mesurage immobilier, la précision chiffrée ne suffit pas. C’est la méthode employée qui détermine la validité d’un certificat de surface. Dans cette affaire, c’est le mesurage loi Carrez, indispensable lors de la vente d’un lot de copropriété, qui est à l’origine du litige. Voyons de plus près ce qui a pu se passer pour que la Cour de cassation déduise l’existence d’une faute, alors que la superficie privative réelle de l’appartement n’avait été surestimée que de façon minime, soit très en dessous du seuil d’erreur toléré.
Mesurage loi Carrez erroné : une décision qui recentre le débat sur le savoir-faire du mesureur
La loi Carrez impose des règles précises quant aux surfaces à intégrer dans le certificat de mesurage d’un lot de copropriété. Sont inclus tous les espaces clos et couverts dont la hauteur de plafond est au moins égale à 1,80 mètre. En revanche, sont exclus, entre autres, les caves, les garages, les balcons et les lots isolés de moins de 8 mètres carrés. Mais cette dernière exclusion comporte une nuance importante. Ainsi, lorsque des lots de faible superficie sont vendus avec un appartement principal et forment avec lui une unité d’habitation cohérente, ils doivent être inclus dans le calcul, même s’ils n’atteignent pas le seuil légal de superficie minimale.
Le diagnostiqueur immobilier mis en cause dans l’affaire précitée n’a pas tenu compte de cette subtilité lors de la réalisation de son mesurage. En effet, il a exclu du périmètre de mesure une chambre de service de 4,40 m2 et des toilettes de 2,70 m2, situées sur un palier différent mais vendues avec l’appartement. La valeur déclarée sur son mesurage, soit 60,07 m2, n’était qu’à peine supérieure à la superficie privative réelle loi Carrez de l’appartement, mais le raisonnement qui l’a conduit à ce chiffre était incorrect. La Cour de cassation a estimé que cette erreur de méthode ne pouvait être effacée par le faible écart du résultat final. Pour la plus haute juridiction, une faute reste une faute, qu’elle ait produit un écart de mesure conséquent ou non.
Pour éviter tout litige en matière de mesurage loi Carrez, choisissez un diagnostiqueur précis
Notre cabinet et bureau d’études expert en mesurages réalise des diagnostics de surface loi Carrez méthodiques, justifiés et d’une haute valeur juridique. Chaque mesurage de superficie privative débute par une analyse attentive de votre acte de propriété, du règlement de copropriété et du descriptif des lots vendus, afin d’identifier précisément ce qui doit ou ne doit pas entrer dans le périmètre de mesure. Dans les configurations complexes, comme des appartements avec annexes, des locaux répartis sur plusieurs paliers ou des lots de superficie réduite, cette étape préliminaire est décisive.
Notre rapport de mesurage loi Carrez détaille ensuite chaque espace pris en compte, les surfaces partielles, les exclusions et la superficie privative totale. Notre niveau d’exigence et de transparence permet à tous les acteurs de la transaction, vendeur, notaire et acheteur, de comprendre et de vérifier le résultat. C’est aussi ce document riche d’informations qui démontre, en cas de contestation, que la mission a été conduite dans le strict respect de la réglementation en vigueur. Dans un contexte désormais où la Cour de cassation confirme que la responsabilité du mesureur peut être engagée même pour un écart minime, un certificat loi Carrez attentif à toutes les particularités du bien concerné et réalisé dans les règles de l’art est un gage de tranquillité durable pour la vente d’un lot de copropriété.